Le script de La Classe américaine

Ceci est ma version personnelle du script de La Classe américaine, faite amoureusement à la main, parce que toutes les autres qui existent sont pourries lacunaires et bourrées de fautes s’octroient une licence orthographique audacieuse.

N’hésitez pas à me faire part d’éventuelles erreurs que vous trouveriez.

Il y a aussi une version en images.

TimestampScript
0:00:01
Fondu vers le noir
Fondu depuis le noir
0:00:03 Première voix off — Attention, ce flim n’est pas un flim sur le cyclimse. Merci de votre compréhension.
Fondu vers le noir
Fondu depuis le noir
0:00:13 Deuxième voix off — Entre l’Australia et la South América, dans l’océan South Pacific : l’atoll de Pom Pom Galli.
Fondu d’une image à l’autre (déjà dans le flim)
0:00:19
0:00:24
0:00:28 V12 — V12 appelle le capitaine George Abitbol, V12 appelle le capitaine George Abitbol. Quelqu’un vous demande sur le pont.
George — Qui ?
V12 — Un dénommé José.
0:00:35 George — OK, j’arrive, V12.
0:00:37 José — Ah, voilà enfin le roi de la classe !
0:00:39 José — L’homme trop bien sapé, Abitbol !
0:00:41 José — Alors comme ça tu as été élu l’homme le plus classe du monde ! Laisse-moi rire !
0:00:48 José — Style le grand play-boy des fonds marins, genre qui fait rêver les ménagères. Sauf que moi je les baise, moi, les ménagères, non ? C’est pas vrai ?
0:00:55 George — Écoute-moi bien, mon petit José. Tu baises les ménagères, bien, tu dois avoir le cul qui brille. Mais c’est pas ça qu’on appelle la classe.
0:01:03 George — Je te dis ça en qualité d’homme le plus classe du monde.
José — Eh, je t’arrête tout de suite. La classe, c’est d’être chic dans sa manière de s’habiller.
0:01:09 José — Rien de tel que d’aller chez Azzedine Alaia…
0:01:11 José — … ou même de s’acheter des sous-pulls chez Yohji Yamamoto !
0:01:14 George — Excuse-moi de te dire ça, mon pauvre José, mais tu confonds un peu tout.
0:01:18 George — Tu fais un amalgame entre la coquetterie et la classe. Tu es fou. Tu dépenses tout ton argent dans les habits et…
0:01:26 George — … accessoires de mode…
0:01:28 George — … mais tu es ridicule. Enfin si ça te plaît…
0:01:30 George — C’est toi qui les portes. Mais moi, si tu veux mon opinion, ça fait un peu… has been.
0:01:33 José — La vache !
0:01:35 José — Moi, j’ai l’air has been ?
0:01:39 José — J’en ai pour plus d’une barre de fringues sur moi. Alors, va te faire mettre !
0:01:41 George — Tu n’es vraiment pas très sympa. Mais le train…
0:01:46 George — … de tes injures roule sur le rail de mon indifférence. Je préfère partir plutôt que d’entendre ça plutôt que d’être sourd.
0:01:50 José — Bien ! Considère qu’on n’est plus amis, Abitbol !
0:01:53
Fondu d’un plan à l’autre

TimestampScript
0:01:57
0:02:02 George — Tiens, regarde !
0:02:11 George — Les Anglais ont débarqué. On va être obligés de passer par derrière. Tu sais, par ce tunnel tout sombre qui sent pas très bon.
Isabelle — Oh, George ! Quel poète, vous me surprenez. On ne m’a jamais parlé comme ça. J’ai connu des hommes, mais jamais des comme vous !
George — Eh, tu sais à qui tu parles, là ?
Isabelle — Oui !
0:02:22
0:02:25 George — Abritons-nous, ça va pas tarder à péter !
Isabelle — Oh, et encore c’est rien !
0:02:28 George — Classe, bravo. Bon, pousse-toi, laisse-moi passer.
0:02:31
0:02:32 George — Bon V12 c’est quoi ce bordel alors ?
V12 — Ben ce bordel c’est qu’il pleut comme vache qui pisse !
George — Ah bravo, merci du renseignement.
0:02:39 George — Heureusement que tu es là.
V12 — Mais patron !
0:02:41 George — Quoi patron ? Tu veux que je dise à tout le monde que ton vrai nom c’est pas V12 c’est travers de porc sel-poivre ?
0:02:49 George — Bon, je vais chercher des serviettes-éponges avec des imprimés dessus. Ah, celle-là. Non. Celle-là… Ah, celle-là, ça va.
0:02:55 George — Ça, c’est bon, c’est épongé.
0:02:59 George — Ça, c’est bon, c’est réparé.
0:03:01 George — Ça, ça roule.
0:03:02 George — Oh putain et ça ? Faut pas laisser ça comme ça les enfants !
0:03:05
0:03:07
0:03:15 George — Oh !
Isabelle — George ! George ! Oh mon Dieu George ! Oh ! Oh !
0:03:18 George — Aah… Monde de merde.
0:03:20 Isabelle — Oh George…

TimestampScript
0:03:26
0:03:27 La radio — Et puis je vous rappelle la principale information de cette édition, la disparition subite de George Abitbol, qui depuis plus de 15 ans portait officiellement le titre de l’homme le plus classe du monde.
0:03:32
0:03:37 La radio — L’Amérique vient de perdre un de ses plus prestigieux ambassadeurs. Et maintenant, un petit peu de musique avec Alain Souchon.
0:03:41
0:03:44 Dave — Oh non, pas lui ! (Il éteint la radio.)
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0:04:36 Dave — Salopes !
0:04:37
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0:04:41

TimestampScript
0:04:44 Dave — Bonjour patron, je peux entrer ?
Le patron du journal — Ah Dave, tu tombes bien. Entre.
0:04:50 Le patron du journal — On prépare un dossier sur George Abitbol. Tu vas te mettre sur le coup, mais tu seras pas tout seul, tu seras avec Peter et Steven.
0:04:54 Dave — Peter et Steven, je les aime bien. Mais pourquoi je peux pas travailler seul ?
0:04:58 Le patron du journal — Parce que tu es trop mauvais.
0:05:01 Dave — Ah ben là patron vous m’avez convaincu, c’est une bonne raison. Je vais travailler avec Peter et Steven.
0:05:04 Le patron du journal — Ben alors ?
0:05:07 Dave — Ben OK, j’y vais.
0:05:09 Steven — Ce charlot ? Je savais pas qu’il existait encore.
0:05:13 Le patron du journal — Va falloir vous y habituer parce qu’il va travailler avec vous sur ce dossier. C’est une idée de notre ami Callaghan.
0:05:18 Le patron du journal — Une idée lumineuse !
Callaghan — Roh arrêtez vos conneries, patron. C’est mon fils, mon fiston. Pff.
0:05:26 Callaghan — Je sais pas pourquoi, il s’est attaché à moi. Alors, je l’aide.
Steven — Ben peut-être qu’il avait personne d’autre à qui s’attacher. Mais de quoi on parle ?
0:05:32 Le patron du journal — Je vais te dire de quoi on parle.
0:05:34 Le patron du journal — Où vous en êtes avec la nécro de George Abitbol ?
0:05:36 Le patron du journal — Vous bossez un peu ?
0:05:38 Le patron du journal — Mmh ?
Steven — On vient de s’y mettre, mais on a déjà quelques petites idées.
Peter — On va interroger des tas de gens, tous ceux qui l’ont aimé, qui l’ont haï, bref tous ceux qui l’ont approché…
0:05:44 Peter — … qui l’ont connu. Ça fait déjà du boulot.
0:05:46 Le patron du journal — Quoi d’autre ?
Peter — Ah et puis c’est pas tout.
Steven — Oui, on a pensé qu’on devait expliquer ses dernières paroles.
Le patron du journal — Monde de merde ? Vous avez raison.
Peter — Oui, on en a chié pour trouver cette idée, on a été charrette.
0:05:55 Le patron du journal — L’homme le plus classe du monde meurt, et ses dernières paroles…
0:06:00 Le patron du journal — … c’est « monde de merde ». Pourquoi il a dit ça ? C’est ce que je veux savoir.
Steven — Merci, c’est pas facile à trouver.
0:06:04 Le patron du journal — C’est sûrement un nom. Si c’est une femme, je veux savoir quelle femme, si c’est un cheval je veux savoir dans quelle course.
0:06:08 Peter — Nous, on pensait que ça pouvait être un traineau.

TimestampScript
0:06:11 Orson Welles — Bonjour. C’est moi, Orson Welles, et ceci est ma maison que vous voyez, derrière, là. Pas mal, non ? C’est français. Je me permets d’interrompre ce flim parce qu’on se fout un peu de ma gueule. C’est du vol et du plagiat. J’aime pas trop les voleurs et les fils de pute.
0:06:31 Orson Welles — Dans ce film le héros meurt au début et des journalistes décident d’enquêter sur ses dernières paroles, comme dans Citizen Kane. J’appelle ça du plagiat.
0:06:42 Orson Welles — Les journalistes vont interviewer des gens sur le héros. Vous allez voir que les témoignages, ça va être des flashbacks. Je le vois trop arriver.
0:06:50 (Quelqu’un tire sur Orson Welles.)
0:06:51 Orson Welles — Argh, Rosebud !
0:06:52

TimestampScript
0:06:56 Le patron du journal — Bon, et à part ça ?
Steven — Ben à part ça on est un peu coincés, on n’a pas l’ombre d’une piste.
Le patron du journal — Vous savez qu’il a vécu au Texas la moitié de sa vie. Vous cherchez par là.
0:07:03 Steven — Faut chercher par là, faut chercher par là… Vous êtes gonflé, vous. Chercher par là.
Un journaliste — Bravo, quel enthousiasme.
0:07:09 Le patron du journal — Mais au fait, j’y pense, Callaghan, il devrait pouvoir vous aider, depuis le temps qu’il est là, payé à rien foutre, autant qu’il serve à quelque chose…
0:07:15 Le patron du journal — … ce gros porc.
Callaghan — Je suis peut-être payé à rien foutre, mais mes tuyaux, je les garde pour mon fils.
0:07:22 Callaghan — Mais comprenez-moi mes amis, c’est mon fils, ma bataille, c’est le fruit de mes entrailles quoi.
0:07:24 Callaghan — J’avais un nom et une adresse, ben je lui ai donné.
0:07:27 Steven — Oh le lourd.
Callaghan — On dirait que ça vous emmerde, je me trompe ?

TimestampScript
0:07:32 Dave — Connasse.
La bonne d’Hugues — C’est vous qui m’avez traitée de connasse ?
Dave — Mais non.
La bonne d’Hugues — Vous savez c’est pas très agréable.
Dave — Bonjour, je viens voir un certain monsieur Hugues.
Le policier chez Hugues — Euh c’est quoi ça ?
Dave — Oh va te faire foutre.
0:07:46 Le policier chez Hugues — Vous dites que j’aille me faire foutre ? Euh OK, j’y vais.
0:07:49 Dave — Ttt, quel con !
0:07:52 Hugues — Bonjour Monsieur, vous cherchez quelque chose ?
0:07:54 Dave — Oh ! Euh, vous devez sans doute être monsieur Hugues ?
0:07:57 Dave — J’ai une lettre à vous montrer.
Hugues — Avant de me la montrer, je voudrais bien vous poser une question. À qui ai-je l’honneur ?
0:08:03 Dave — Dave, je suis le fils de monsieur Callaghan.
0:08:04 Hugues — Faites-moi voir votre papier, là… Vous faites une enquête sur George Abitbol, l’homme le plus classe du monde ?
0:08:09 Dave — Oui ! Vous l’avez connu, vous, hein ? Mmh ?
0:08:12 Hugues — Vous savez, George je l’ai connu au temps du Texas. Il est encore cowboy. À l’époque, j’étais moi-même cowboy, je vivais avec Jacques, un bon copain. Il y avait rien de sexuel entre nous. Je dis ça parce que je me suis souvent fait traiter de pédale, de salope…
Fondu « spécial flashbacks »

TimestampScript
0:08:32 Hugues(Voix off.) … et c’est facile de traiter les gens de pédés, tout ça parce que deux garçons vivent ensemble dans un ranch et portent des pantalons en cuir.
0:08:36 Hugues(Voix off.) Bref, un jour un cavalier est arrivé à fond les ballons avec une lettre.
0:08:39 Le messager du Poney Express — Eh, les pédés il y a une lettre pour vous ! Tenez. Bonne bourre !
0:08:42 Hugues — Pauvre con, va !
Dave — Bon, il y avait quoi dans cette lettre ?
Hugues — J’en sais rien. C’est pas moi qui l’ai lue, c’est Jacques.
Dave — Bon ben racontez-moi des choses que vous savez, pas du rien !
0:09:10 Hugues — OK, OK, du calme. Je sais pas ce qu’il y avait dans la lettre, mais après on est partis à cheval vers la ville de George.
Jacques — Ah j’en ai marre. Ah je te jure, les voyages à cheval ça me fatigue.
Hugues — Qu’est-ce que tu as ?
0:09:16 Jacques — Oh j’ai que je commence à en avoir vraiment marre des voyages. Je rêve d’un bon bain dans une bonne auberge.
0:09:20 Jacques — Ah je te jure. J’ai les pastèques.
Fondu d’un plan à l’autre

TimestampScript
0:09:27 Jacques — Yep. Yep. Yep. Yep. Yep.
Hugues — Ben qu’est-ce qui te prend à dire « yep » comme ça ?
Jacques — Ben c’est pour dire « yep ».
Hugues — Ah, c’est pas banal, ça.
0:09:44 La serveuse — Chaud devant ! Et voilà, la spécialité du chef.
Jacques — Parfait, ça a l’air super bon !
Hugues — Bon, maintenant qu’on est là, tu vas peut-être me dire pourquoi on est venus ?
0:09:53 Hugues — Tu reçois une lettre mystérieuse, et on arrive en courant.
0:09:55 Hugues — J’aimerais bien savoir ce qu’il y avait dedans.
Jacques — Ah, c’est une longue lettre épistolaire de mon ami Dino, qui m’appelle à la rescousse pour me demander de l’aide, pour George qui va mal.
Hugues — Qu’est-ce que ça peut te foutre qu’il aille bien ou mal, ce tâcheron ? De toute façon, j’ai jamais pu l’encadrer.
0:10:10 George — Merci de m’appeler tâcheron ! Ça fait toujours plaisir à entendre, surtout de la part de deux pédés. Vous savez ce que vous mangez, là ?
0:10:18 Hugues — Non ?
George — C’est du steak avec des boulettes d’entre les doigts de pied. Ça a bon goût.
Jacques — C’est très agréable, Monsieur, je vous remercie.
0:10:25 George — Et la sauce c’est de la morve séchée.
Le premier ami de George — Tais-toi, tu fais chier. Tu vas finir par les dégoûter.
George — Mêle-toi de tes affaires, toi. Tu sais bien que madame Felipe, la patronne…
0:10:34 George — … se coupe les morceaux de nichon pour en faire des ravioles.
Hugues — C’est dégueulasse, merde !
Jacques — Attends c’est censé être l’homme le plus classe, il va sans doute nous présenter ses excuses.
0:10:41 George — Tu sais…
0:10:45 George — … tes excuses tu peux te les coller au cul, tout comme ton bifteck, sauf que le bifteck, ça sert à rien, le patron l’a déjà fait.
0:10:48 George — Il a craché dessus.
Le premier ami de George — Ah non, pas craché. Le patron, il crache pas dans les plats.
George — Allons, vieux, même dans les grands restaurants on crache dans les plats, alors dans ce taudis, je vois pas pourquoi ils se feraient chier.
0:10:56 George — Allez, je vous laisse manger, bon appétit.
Hugues — J’ai connu un mec de droite une fois, il avait dix fois plus de classe.
0:11:11 George — Ah, encore une chose. Je vous conseille d’éviter la mousse au chocolat du patron.

TimestampScript
0:11:17 Dave — Et qu’est-ce qui s’est passé après ? Respirez bien.
0:11:20 Hugues — Après, tout ce que je sais c’est que j’ai eu un accident. J’ai été blessé. Alors, je me suis réveillé amnésique et j’arrivais plus à me souvenir de rien.
0:11:29 Dave — Vous avez d’autres choses à me raconter ? Sur George ?
0:11:33 Hugues — Je refuse de manger des ravioles. Mais par contre, je peux vous parler de madame Felipe. Elle s’est fait refaire les nichons, elle. Et je sais de quoi je parle.
Fondu « spécial flashbacks »

TimestampScript
0:11:43 Dave(Voix off.) Et George, dans tout ça ?
Hugues(Voix off.) Ben justement, une fois j’étais chez les Indiens bilingues.
0:11:47 Un indien — Salut, Hugues !
Un autre indien — Hugh.
0:11:50 Hugues — Hello !
0:11:52 Les indiens — Salut, Hugues !
0:11:54 Les indiens — Hugues, salut !
0:11:55 Hugues — Salut les gars, je suis content de vous voir. Comme je passais par ici, je pensais m’arrêter un peu, à moins que vous vouliez que…
0:12:01 Hugues — … je parte ?
0:12:03 L’Indien — Tu peux rester. Pas de problème. Je suis même content que tu sois venu chez nous.
0:12:08
0:12:11 L’Indien — J’aimerais bien que tu restes. On va manger des chips.
0:12:15 L’Indien — Tu entends ? Des chips ! C’est tout ce que ça te fait quand je te dis qu’on va manger des chips ?
0:12:19 L’Indien — Mais qu’est-ce qui t’arrive ? Pourquoi tu dis rien, tu fais la tronche ou quoi ?
0:12:25 Hugues — Tu me rappelles George, politiquement.
0:12:27 L’Indien — George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait !
0:12:33 L’Indien — Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate.
0:12:36 L’Indien — George est un fasciste de merde. Un fasciste de merde !
0:12:40 Hugues — C’est exact. Au temps pour moi.

TimestampScript
0:12:47 Dave — Oh, et qu’est-ce qui lui est arrivé, à ce chef indien ?
0:12:49 Hugues — Après, il a fait justicier dans la ville. Mais aujourd’hui, il a fini de frimer. On l’a retrouvé assassiné un jour. Il en est mort.
0:12:57 Dave — Pfft ! Dites-moi, le numéro de votre ami Jacques, c’est bien celui qui est noté là ?
Hugues — Oui.
Dave — Je vais le donner à mes collègues. Faut qu’on l’interroge.
0:13:07
Fondu à gauche et picture-in-picture
0:13:09 Dave — Allo Peter ? Prends un papier, je vais te donner le numéro d’un certain Jacques, faudrait l’interroger. Alors c’est le 19 94 0 18 13 24 32 49 26 24 40 4 16 70933, 16 moins 4 euh, attention il y a un piège…
Peter — 16 moins 4, 12. Bon euh merci, on l’appelle. Ciao.
Dave — Bon on se rappelle, à plus tard.
0:13:34
Fondu au noir à droite
0:13:40
Slide depuis le haut et filtre rouge
0:13:42 Steven — Bonjour, vous êtes bien chez Steven, je ne suis pas là, mais vous pouvez laisser un message après le bip sonore. Merci, au revoir.
Peter — Je viens de recevoir un coup de téléphone de Dave. Tiens, c’est le numéro de Jacques.
Steven — Tiens regarde, ça c’est le numéro de Jacques. Je l’ai trouvé aux archives. Le numéro qu’il t’a filé, Dave, c’est de la connerie. Il commence vraiment à me faire chier, Dave.
Effet spéciau minable du filtre jaune à gauche
0:14:02 Peter — Moi ce qui me fait chier c’est les effets spéciaux minables. Je supporte plus.
Disparition du filtre
0:14:05
0:14:06 Steven — Oh ben là je te trouve un peu dur, on croirait entendre un pro des effets spéciaux.
Peter — Oh ben moi quand tu veux. Tiens, tu connais l’effet spéciau de la sonnette ? Dring ! Tiens, dring, dring, dring ! Tiens, et dring dring !
Steven — C’est super impressionnant.
Peter — Et après je te fais dring ! Et puis dring ! Et puis même encore dring !
Steven — Oh putain je suis impressionné.
Peter — Allez un dernier, dring ! Maintenant, tu appelles Jacques.
0:14:18 Peter — Rheuuu.
0:14:21 Steven — Allo, monsieur Jacques ?
Jacques — Absolument.
Steven — Bonjour…
0:14:26 Steven — … je vous appelle parce que j’enquête sur George Abitbol et j’aimerais beaucoup recueillir votre témoignage. (À Peter.) C’est bon !
0:14:31 Jacques — Écoutez, n’y voyez aucune mauvaise volonté de ma part, mais je tiens à vous dire que je n’ai pas…
0:14:36 Jacques — … beaucoup de temps. Alors pour George Abitbol, je veux bien faire un effort. Mais il faut pas me prendre pour la bonne poire.
0:14:44 Steven — Je vous remercie, vous êtes très gentil. Attention, j’ai bien dit gentil, j’ai pas dit homosexuel, hein. J’ai dit gentil parce que dans le témoignage de Hugues il est noté que vous êtes parti dans la ville de George en ayant reçu…
0:14:54 Steven — … juste une simple lettre. Qu’en est-il exactement ?
Jacques — Absolument. Je pense que vous faites allusion à cette missive…

TimestampScript
0:14:59 Jacques(Voix off.) … que nous reçûmes…
0:15:01 Jacques(Voix off.) … un jour, Hugues et moi. Cela avait l’air urgent, à en croire la hâte du cavalier du Poney Express.
0:15:05 Jacques(Voix off.) En effet l’expéditeur avait pris soin d’écrire au dos de l’enveloppe « presse le pas, facteur, car l’amitié n’attend pas ! ». La lettre provenait d’un ami, Dino, qui me demandait de lui venir en aide.
0:15:24 Jacques(Voix off.) Bref, en un mot comme en cent, nous nous mîmes en route promptement.
Jacques — Oh, tu nous fatigues, qu’est-ce qu’il y a encore, tu n’arrêtes pas de te plaindre !
Hugues — J’ai faim.
0:15:28 Jacques — Écoute-moi bien Hugues mon ami, plus que quelques kilomètres et nous serons dans une bonne auberge.
0:15:33 Jacques — Quel trouble-fête !
0:15:38 Jacques — Yep. Yep.

TimestampScript
0:15:44 Steven — Je vous interromps, excusez-moi, mais cet épisode nous a déjà été raconté par Hugues. Peut-être pourriez-vous nous parler de ce qui vous est arrivé après ce repas dans la bonne auberge, hein ?
0:15:54 Jacques — Absolument. Après déjeuner, il était temps que je me misse à l’ouvrage, j’allâme voir mon ami Dino.

TimestampScript
0:16:00 Jacques — Ooh !
0:16:04 Jacques — Ben Dino, mon pauvre ami ! Ça n’a pas l’air d’aller bien fort.
0:16:11 Jacques — Oh, euh, pourquoi vous vous êtes mis dans cet état déplorable ? Vous qui écrivez de si belles lettres !
0:16:18 Dino — Ça va plus du tout. J’ai plus envie de boire ni de manger. J’ai plus envie de me peigner. Je suis limite nervous breakdown. Boah et puis merde, j’ai même plus envie de me laver !
0:16:35 Jacques — Vous allez pas me dire que c’est à cause de George, quand même ?
0:16:37 Dino — George ? Vous pouvez pas savoir. Il est devenu insupportable.
0:16:44 Jacques — Mais c’est pas une raison pour plus vous laver les joues, vous êtes malade ou quoi ?
0:16:46 Jacques — Mais faut arrêter !
Dino — Ce que j’arrête, c’est les pin’s, vieux. Ça me fait plus marrer.
0:16:52 Jacques — Oh mais dites-moi, vous savez que vous avez l’air pitoyable ? Parce que pour arrêter votre collec’…
0:16:58 Jacques — Ça vous embête si je regarde votre pin’s ?
0:17:01 Jacques — Shera… Sheraf ? Connais pas.
0:17:05 Jacques — Parce que moi aussi je peux me vanter de ma collec’, moi. Ça fait un moment que je l’ai, et c’est pas une collec’ de pédé !
0:17:11 Jacques — Sauf que celui-là je le connais pas. Sheraf.
0:17:13 Jacques — Inconnu au bataillon.
Dino — Sheraf. Tu connais pas Sheraf ? C’est un groupe, ils étaient number one.
0:17:21 Jacques — C’est pas une raison pour vous laisser aller et ressembler à une larve.
0:17:24 Dino — Regarde mes mains, saloperie ! Regarde, je me suis niqué les mains, moi, avec cette saloperie de collec’ de pin’s à la con.
0:17:31 Jacques — Bon, euh moi j’y vais. Merci pour les pin’s.
0:17:33 Jacques — Et vous inquiétez pas, euh, tout va s’arranger. Et comme on dit chez nous, lehaïm !
DinoLehaïm !

TimestampScript
0:17:39
Fondu d’un plan à l’autre
0:17:43 Jacques — Bonsoir !
0:17:45 George — Pédé !
0:17:47 Jacques — Ben ! Ben c’est pas banal.
0:17:56 Hugues — Ça commence à être pesant cette histoire de pédés. Tout le monde s’acharne sur nous alors qu’on n’est même pas pédés.
Jacques — Ben oui, je sais. T’inquiète pas, je vais aller le voir dès demain, George.
Hugues — Allez, bonne nuit !
Jacques — Ouais.
Hugues — Dors bien.
0:18:14
Fondu (déjà dans le flim original)

TimestampScript
0:18:21
0:18:23 Jacques — George, il faut que je vous parle.
0:18:25 Jacques — Je sais bien que sous prétexte que je suis gentil, les gens me prennent souvent pour un truffon. Soit, j’en prends mon parti.
0:18:29 Jacques — N’empêche, je crois qu’on a à parler.
0:18:31 Jacques — Visiblement, vous n’allez pas bien. Laissez-moi vous aider.
George — Casse-toi, Jacques.
0:18:35 Jacques — Oh ça, mais vous refusez le dialogue ?
0:18:37 George — Exactement, je veux pas qu’on parle. Je veux que tu quittes la ville. Tu as intérêt à te casser avant neuf heures.
0:18:42 Jacques — Mais George, rassurez-moi…
0:18:44 Jacques — Vous seriez pas en train de me prendre pour un con, des fois ?
George — Si, complètement, même.
Jacques — Ah.
George — Et casse-toi, maintenant.
0:18:52 Jacques — George, vous me décevez. Je m’attendais à plus d’ouverture d’esprit de votre part.
0:18:54 George — Tu parles.
Jacques — Je vous aiderai, malgré vous.

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0:18:57 (L’horloge indique neuf heures moins dix.)
0:19:00 La première pute — Rester en ville malgré les menaces de George, je trouve ça drôlement courageux de la part d’un pédé comme vous.
0:19:04 Jacques — Eh, bon, c’est fini, oui ? Ça, c’est une rumeur. J’ai jamais été homosexuel, et encore moins pédéraste.
0:19:09 La deuxième pute — C’est fou que vous ayez tant de complexes.
0:19:11
0:19:15 (L’horloge indique neuf heures moins cinq.)
0:19:18 La troisième pute — Allez, dites-le que vous êtes pédé !
0:19:19 La quatrième pute — Avouez, vous êtes en train de choper la honte.
0:19:22 Jacques — Et quand bien même je serais homo, je vois pas ce que ça change.
0:19:24 La troisième pute — En string vous devez être bonne.
0:19:27
0:19:32 George — Sois prêt. C’est bientôt l’heure. Cigarette ?
0:19:40
0:19:44 (L’horloge indique neuf heures moins une.)
0:19:47 Jacques — Bon, très bien, je vais tout vous dire puisque…
0:19:48 (George tire un coup de feu.)
0:19:50 Jacques — Oh ! Il est neuf heures !
0:19:52 La cinquième pute — Neuf heures !
0:19:55
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0:20:01
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0:20:08
0:20:10
0:20:11 Jacques — Il est déjà neuf heures, là ?
0:20:13 George — Sur mon front il y a pas marqué radio-réveil.
0:20:17
0:20:19 Jacques — À part ça, vous avez la classe !
0:20:23 George — Tu vas voir la classe. Putain de zen. Nardine.
0:20:27
0:20:29
0:20:31 Hugues — Où ça nous mène, la folie des hommes. On court tout droit à notre perte.
0:20:35 Stumpy — Hé patron, j’ai trouvé de la dynamite.
George — Ça me donne une idée.
0:20:39 Jacques — Eh, les minables ! Il y a pas que moi qui suis pédé, il y en a un autre et il s’appelle George !
0:20:44 George — C’est ça, cause, cause. Salaud !
0:20:48 Jacques — Et toi, sale parasite, casse-toi !
0:20:50 Stumpy — Ça il va le payer !
George — Ouais.
0:20:53
0:20:55

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0:20:58 Peter — Il devait être nerveux, le George, pour s’énerver comme ça.
0:21:02 Jacques — Vous voulez que je vous raconte la fin de l’histoire ?
Steven — Oui s’il vous plaît, Monsieur. J’imagine que vous avez dû appeler la police. Vous étiez dans votre droit après tout.
Jacques — Pas du tout, nous avons réglé cette histoire entre hommes.
0:21:11 Steven — Ah bon ?
Jacques — Absolument. Voyez-vous, Hugues fut gravement blessé. George est venu s’excuser immédiatement.
Steven — George, s’excuser, immédiatement ?
Jacques — Absolument.
Steven — Quelle classe !
Jacques — Absolument.

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0:21:23 George — Hugues.
0:21:26 George — J’ai su que tu étais blessé. Je suis venu m’excuser.
0:21:30 Hugues — Il fallait y penser avant, au lieu de venir pleurer dans ma chambre.
0:21:34 George — Ouais, c’est vrai, c’est minable. C’est tout moi, ça. Mais j’espérais tout de même te faire… plaisir.
0:21:43 Hugues — Mon plus grand plaisir serait que tu te calmes, gros blaireau.
0:21:47 George — Eh oui. Je m’énerve.

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0:21:55 Steven — Ah ben donc si je résume, George n’a eu à vous faire qu’un mea culpa.
0:22:00 Steven — Dites, vous êtes drôlement gentil, vous.
Jacques — Arrêtez de dire ça. Je suis pas gentil, c’est pas vrai. Quand je m’énerve, je me mets dans des états dingues. Je suis méconnaissable.
Steven — OK, excusez-moi. Je peux vous poser une dernière question ?
Jacques — Absolument.
Steven — Voilà, euh, à quoi vous pensez si je vous dis « monde de merde » ?
Jacques — Au revoir.
(Jacques raccroche.)

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0:22:14 Peter — Pourquoi tu as choisi de faire ce boulot-là, toi ?
Steven — Ben si je fais journaliste c’est évidemment pour être célèbre. Moi je veux être connu. Tu sais pourquoi ? Pour niquer les gonzesses. Quand tu es célèbre, tu niques plein de gonzesses. Et puis aussi tu bouffes des trucs bien meilleurs qu’ici.
0:22:27 Peter — Et moi pour les gonzesses je suis super d’accord avec toi. Mais pour la bouffe je vois pas ce que tu veux dire. Tu aurais envie de manger quoi exactement ?
Steven — Ben je sais pas, par exemple une quiche lorraine.
Peter — Une ouiche.
Steven — Quoi ?
Peter — On dit « une ouiche lorraine ».
Steven — Tu es sûr ?
0:22:45 Steven — Ça fait bizarre, « ouiche lorraine ».
Peter — Bon, on va où, là ?
Steven — Ben on va voir Dino, le mec qui a écrit la lettre à Jacques.
Peter — Attention ! Quels connards ces piétons !
Steven — Ouais.
Peter — Qu’est-ce que tu disais, là ?
Steven — Hein ? Oh rien, rien, des conneries. Laisse tomber.
Peter — Je sais pas toi, mais moi le mystère s’épaissit.

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0:23:06 Dino — Messieurs, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue. D'ailleurs, il faut pas rester debout, asseyez-vous, mettez-vous à l’aise.
0:23:12 Peter — Merci Monsieur, c’est très gentil.
0:23:14 Steven — C’est une leçon de savoir-vivre.
0:23:16 Dino — C’est naturel. Mais dites-moi plutôt ce que je peux faire.
0:23:20 Steven — Oui alors voilà. Nous sommes journalistes et nous voudrions savoir où vous avez connu…
Peter — George Abitbol.
Steven — Euh, ah oui. George Abitbol.
Dino — Où j’ai connu George ?
0:23:29 Dino — C’est une excellente question. À la ferme.
L’ami de Dino — La ferme ? Quelle ferme ?
Dino — Ah la ferme ta gueule toi, ducon, espèce de crétin. Qu’est-ce que tu veux, nous prendre la tête, là ? Pauvre con.
0:23:40 Dino — Oui je l’ai connu à la ferme. On était des cowboys. On vivait à la ferme, ça a rien d’étonnant.
0:23:44 L’ami de Dino — Merci, c’est très agréable. Non mais c’est vrai, je me fais engueuler devant des journalistes qu’on connaît même pas.
0:23:50 L’ami de Dino — C’est classe, bravo.
Steven — Oh ça va, on vous fait pas chier, là ? Non c’est sûr. Non mais je rêve. Dites-moi, vous avez envoyé une lettre à Jacques il me semble. C’était quoi, cette lettre ?
0:23:59 Dino — Eh bien, cette lettre, c’est vraiment très simple. J’avais un problème avec George. J’ai écrit à mon vieil ami Jacques.
0:24:06 Dino — Mais si vous le voulez bien, je vais tout vous raconter depuis le début. Vous savez, j’arrivais d’Italie, de Turin. À l’époque j’étais supporter de la Juventus.
Fondu « spécial flashbacks »

TimestampScript
0:24:15 (Un coup de feu retentit.)
0:24:16 Dino — OK, j’arrive ! Arrête de tirer sur oim.
0:24:26 Frankie — Mouais.
0:24:28 Frankie — Viens ici.
0:24:31 Frankie — Qu’est-ce que tu fous avec les bras en l’air ? Je t’ai dit de les lever ?
0:24:34 Frankie — Baisse tes bras, c’est moi qui les lève.
Dino — Ah non, c’est à moi de les lever.
0:24:38 Frankie — Non, c’est à moi de les lever. C’est moi qui décide.
0:24:40 Frankie — Et puis d’ailleurs, arrête de faire tout comme moi.
0:24:43 Frankie — Baisse les bras et prends ton flingue, au lieu d’être là à me copier.
0:24:45 Dino — Mon flingue ? Avec plaisir.
0:24:47 Frankie — Tout compte fait, je préfère garder mon flingue. Désolé. Et je vais partir avec mon cheval, vieux.
0:24:57 Dino — Il y a pas de problème, comme tu veux. Je vais juste le préparer pour toi.
0:25:01 Frankie — Non, j’ai changé d’avis. Tu prends le cheval et tu te casses.
0:25:05 Dino — OK.
0:25:08 Frankie — Putain je me suis mal démerdé ! Pourtant, j’ai pas fait une concession !
Fondu

TimestampScript
0:25:12 Dino(Voix off.) Le temps a passé… Je pensais ne plus revoir ce type, mais un an après, nos chemins se sont croisés une nouvelle fois.
Fondu (déjà dans le flim)
0:25:15
Fondu (déjà dans le flim)
0:25:18
Fondu (déjà dans le flim)
0:25:21 Dino — Je fréquentais alors un bar que le patron, un certain Bazounga, avait intelligemment baptisé…
0:25:23 Dino — … le Orlando’s.
0:25:25 Dino — Mais je te reconnais, toi, je t’ai déjà vu quelque part. Je suis sûr que je te reconnais.
Frankie — Désolé, mais c’est moi qui te reconnais. Je t’ai vu le premier. Toi tu m’as vu en deuxième, vu ?
Dino — Ben je t’ai vu le deuxième alors, voilà.
Frankie — Perdu ! C’est aussi moi qui t’ai vu le deuxième.
Dino — Oh dis donc, tu es super fort.
Frankie — Mais je suis pas super fort, je suis mieux que ça même, je suis surpuissant.
Dino — Bon, ben lui il va me prendre la tête.
0:25:51 Frankie — Ça fait plusieurs fois que je te croise. Tu es toujours sur mon chemin, tu veux quoi ?
Dino — Mais c’est peut-être toi qui es sur mon chemin, pas moi.
Frankie — C’est pas mal, ça, le pin’s sur la cravate.
Dino — C’est la classe.
Frankie — Mais au fait, toi…
0:26:03 Frankie — … d’où tu viens ?
Dino — Moi, je suis juif.
Frankie — Tu es juif, toi ?
0:26:09 Dino — Oh oui je suis juif. Et si tu veux tout savoir, je suis même juif arabe.
Frankie — Juif arabe ? Je préfère les séfarades, tu sais. À mon avis, juif et arabe c’est bizarre.
0:26:24 Frankie — Moi j’aime pas les gens bizarres.
Dino — Oh merde. Je peux pas encadrer les nazis. Mais laisse tomber.
Frankie — Précise ta pensée ?
Dino — Pour être tout à fait exact…
Frankie — Oui ?
Dino — Je pense que tu es un ouf, toi. Un ouf malade.
Frankie — Mmh.
Dino — En plus, c’est du racisme.
0:26:40 Frankie — Ça c’est ton opinion personnelle, que je suis raciste.
0:26:45 Frankie — Si tu veux mon avis, s’il y a un raciste ici, c’est oit.
Dino — De toute façon, ça sert à rien de discuter avec toi, tu as toujours raison.
Fondu
0:26:50 Frankie — Si, ça sert de discuter. C’est toi qui as toujours raison.
0:26:54 Jacques — Qu’est-ce que j’apprends, Frankie ? Espèce de malhonnête.
0:26:58 Jacques — Il paraît que tu as des propos intolérables, où il y a pas de tolérance ?
0:27:03 Jacques — Tu sais donc pas que c’est pas bien, d’être raciste ? Que c’est mal ? Qu’on ne doit pas faire de discrimination raciale, c’est mal.
0:27:09 Jacques — Juger les gens sur leur religion, c’est mal. Sur leur couleur de peau, sur leurs origines sociales ou sur leur nationalité, c’est mal.
0:27:16 Frankie — OK, puisque je vois qu’on peut pas discuter, on va faire un duel.
0:27:22
0:27:27
0:27:29
0:27:31 Jacques — Enculé de ta race !
0:27:32 (Frankie tire.)
0:27:33 (Jacques tire.)
0:27:34 Frankie — J’adore les duels inoffensifs.
0:27:35 Frankie — Et maintenant, casse-toi.
0:27:39 Frankie — La prochaine fois, je m’occuperai de toi avec de vraies balles.
0:27:44 Frankie — Et ça chauffera pour ton cul. Sale Français !
Jacques — Oh, je suis même pas Français. Je suis Américain.
Frankie — Non, tu es Français. Moi, je suis Américain !

TimestampScript
0:27:54 Dino — Et voilà, c’est pour ça que je l’ai appelé mon vieil ami Jacques. Je veux pas dire, mais c’est un mec qui a vraiment plein de qualités.
0:28:01 Peter — Ouais, moi je me demande quand même s’il était pas un peu con.
Steven — Parlez-nous du contenu de cette lettre.
Peter — Euh oui s’il vous plaît. À moins que ça soit privé et que vous ayez des principes.
0:28:11 Dino — Mais c’est privé, et j’ai des principes. Mais comme vous m’êtes sympathiques, je vais vous raconter ce qu’il y avait dans la lettre.
0:28:20 Steven — Merci, c’est gentil à vous.
Dino — Il y a pas de mal, vous m’êtes sympathiques.
Fondu « spécial flashbacks »

TimestampScript
0:28:24 Dino(Voix off.) C’était un soir. J’avais le spleen, le blues.
Dino — Mon cher Jacques, je vous écris parce que j’ai besoin de vous.
0:28:31 Dino — C’est George qui a besoin d’aide. Il ne supporte plus la vie au Texas, pas de clim’ quand il fait chaud, pas de téléphone, pas de télé, pas de chauffage…
Fondu « spécial flashbacks »

TimestampScript
0:28:38 Dino(Voix off.) Bref, il supporte mal de ne pas avoir une vie moderne. Ça le rend irritable.
Fondu « spécial flashbacks »

TimestampScript
0:28:41 Dino(Voix off.) Hier…
L’homme du fax — Bonsoir George, j’aimerais beaucoup vous parler.
(George lui met un gros pain dans la face.)
0:28:47 George — Si tu veux me parler, envoie-moi un… fax !

TimestampScript
0:28:51 Dino — Un fax, non mais des fois. Faut vraiment qu’il aille mal.
0:28:56 Dino — Et en plus avant c’était pas comme ça. Avec George, je me souviens, on passait des après-midi entières à rester dans notre chambre à se chamailler gentiment, à se raconter des souvenirs…
Fondu « spécial flashbacks »

TimestampScript
0:29:04 George — Tu veux que je te raconte un souvenir ?
0:29:06 Dino — Un souvenir ? Oh oui.
0:29:09 George — Laisse tomber, tu te fous de ma gueule ?
0:29:11 Dino — Oh non je me fous pas de votre gueule, jamais de la vie.
0:29:13 George — Eh bien, je vais te raconter l’histoire de ce malade qui s’est pointé un soir dans ma chambre d’hôtel. Un putain d’énergumène.
Fondu « spécial flashbacks »

TimestampScript
0:29:22 George — Bonsoir. Qu’est-ce que vous faites dans ma chambre ?
0:29:24
0:29:26 George — Vous avez un truc à me demander ?
0:29:28 Putain d’énergumène — Aime-moi tendre, aime-moi vrai.
0:29:31 George — Ça veut dire quoi ces conneries ?
0:29:33 Putain d’énergumène — Ça veut dire aime-moi tendre et aime-moi vrai.
0:29:37 George — Moi ce que je vois, c’est que dans deux secondes je vais te botter le cul.
0:29:39 Putain d’énergumène — Bon écoute, tu peux faire tout ce que tu veux…
0:29:41 Putain d’énergumène — … mais évite de marcher sur mes chaussures en suédine bleue.
0:29:43 George — C’est quoi ça ?
0:29:47 Putain d’énergumène — Ne sois pas cruel. Un pour l’argent, deux pour le spectacle, et trois pour le caillou.
Fondu « spécial flashbacks »

TimestampScript
0:29:58 George — Et voilà, c’était mon souvenir. En tout cas s’il cherchait pour du trouble, il est venu à la bonne place.
Fondu « spécial flashbacks »

TimestampScript
0:30:05 Dino — Voilà. Malheureusement aujourd’hui c’est bien fini. George n’est plus le même homme.
0:30:11 Dino — C’est pourquoi vous devez venir, mon cher Jacques.
Fondu « spécial flashbacks »

TimestampScript
0:30:14 Dino — Et voilà, je pense que maintenant vous voyez mieux le type de problème que j’avais avec George et pourquoi j’ai écrit cette lettre.
Fondu « spécial flashbacks »

TimestampScript
0:30:20
0:30:22 Un homme du futur — Tu peux me dire ce qu’on fait dans ce flim, Bob ?
Bob — Oui je pourrais, mais d’abord faut sucer. Ah ça va, je plaisantais, détends-toi. On a rien à faire là, ça doit être une erreur dans l’enchaînement des flashbacks. Ça devrait pas trop durer.
Un homme du futur — Ça m’a l’air d’un bordel…
0:30:46 Bob — Attention, on tourne à droite. (Ils se penchent à droite.) Un, deux, trois. Restabilisation. (Ils se redressent.)
0:30:51 Bob — Attention, on va plonger.
0:30:55 (Ils se penchent en avant.)
0:30:57
0:30:58 Bob — Immersion de l’astronef.
(L’astronef plonge.)
0:31:00

TimestampScript
0:31:01 Peter — J’ai un de ces mals de bide, moi. Ça c’est le hamburger, ça. J’arrive pas à le digérer. Tu avais raison, on aurait dû prendre une ouiche lorraine.
Steven — Moi je suis sûr qu’on dit « quiche ». Enfin bon…
Peter — M’emmerde pas avec tes histoires, je te dis que j’ai mal au bide, j’ai la méga chiasse, putain, la méga chiasse !
Steven — Ben excuse-moi !
Peter — Excuse-moi, mal au bide, tu sais ce que c’est ? Faut que j’aille chier, bordel de… faut que j’aille chier, faut que j’aille chier rapidos !
0:31:20
0:31:22 Steven — Alors une, tu poses mon bouquin d’exercices isométriques tout de suite. Merci.
0:31:26 Steven — Et deux, on pourrait savoir ce que tu fais dans mon bureau, s’il te plaît ?
0:31:30 Dave — Rien. À part que je viens d’avoir une information qui mérite la une.
0:31:34 Dave — La mort de George…
0:31:36 Dave — … n’était pas accidentelle, il s’est fait assassiner.
0:31:39 Steven — Et on peut savoir comment tu sais ça ?
0:31:41 Dave — Ah ben c’est très simple, j’ai eu le tuyau par un dénommé Gorge Profonde.
0:31:43 Steven — Ah ben merde alors, Gorge Profonde ? Mais c’est incroyable, ça.
0:31:48 Dave — Moi maintenant de toute façon j’ai fait avancer l’enquête.
0:31:51 Steven — Et on peut savoir, euh, ça veut dire quoi ça ?
0:31:53 Dave — Mmh… rien. À part que toi et ton copain Peter vous êtes un peu à la rue.
0:31:57 Steven — Eh mais t’es un minable ! Et tu te crois le meilleur journaliste du monde ? Mais c’est incroyable, ça.
0:32:02 Dave — « Meilleur journaliste du monde, incroyable ça ! »
0:32:05
0:32:06 Steven — Bon maintenant tu arrêtes ! Parce que je te ferais dire que pendant qu’on parle, Peter il a la méga chiasse.
0:32:09 Steven — Alors un peu de dignité, s’il te plaît !
0:32:11 Steven — Ah, et puis je voulais te dire un truc à propos de Gorge Profonde.
0:32:15 Steven — C’est mon indicateur ! Alors, touche à ton cul.
0:32:17 La fille des waters — Excusez-moi, Messieurs.
0:32:19 La fille des waters — Euh, Peter il fait du boucan dans les waters.
0:32:21 Peter — Wow. Steven ! Tu vas pas me croire. J’ai plus mal au bide. Je suis guéri. Par contre, on ne peut plus rentrer dans les chiottes, il y en a partout.
Steven — Merde, al